BOOSTEZ VOTRE OUVERTURE !

Actualité rédigée le 20 Apr 2010 par Manuel ALVAREZ.

Si les techniques modernes sont aujourd’hui de plus en plus pointues, la pression de pêche et la pratique grandissante du « catch and release » induisent inévitablement de plus en plus de méfiance de la part des prédateurs vis-à-vis de nos leurres. C’est désormais dans les détails que peut se faire la différence et négliger certains paramètres est une erreur que commettent encore nombre de pêcheurs. C’est notamment le cas en ce qui concerne l’utilisation d’attractants, trop rarement au cœur de nos stratégies de pêche.

Si l’on admet maintenant facilement le rôle que possèdent les attractants pour masquer certaines odeurs ou gouts parasites que des éléments extérieurs peuvent laisser à la surface de nos leurres, il ne faut pas perdre de vue que les produits que nous utilisons sont… des attractants ! Leur principale fonction est donc bien de rendre nos leurres plus attractifs, d’un point de vue gustatif, olfactif mais aussi parfois visuel.

Partons donc du principe que nous observons une vue d’ensemble pour  petit à petit venir zoomer sur la « strike zone » (la fameuse zone d’attaque) comme si nous étions nous même un prédateur en quête d’une proie (sans anthropomorphisme mais en essayant d’imaginer le ressenti d’un poisson).

La première des choses susceptible d’alerter un carnassier est avant tout le bruit que font nos leurres, (principalement en ce qui concerne les leurres durs mais pas seulement puisque l’ajout de rattles dans les leurres souples suffit parfois à les rendre plus que bruyants) ainsi que les vibrations qu’ils émettent et les signaux visuels qui les distinguent. Dans ce cas de figure l’utilisation d’attractants semble superflue mais il serait pourtant dommage de se priver de certains de leurs atouts. L’utilisation d’un nitro booster en crème peut devenir une arme redoutable si l’on veut faire bouger un carnassier de loin. La crème des nitro booster est en effet chargée de paillettes destinées à se répandre dans l’eau et à figurer la perte d’écailles. Dès lors l’utilisation d’une telle crème sur des leurres durs ne parait plus ni aberrante ni inutile mais plutôt particulièrement futée. Badigeonné de crème pailletée, un jerkbait tel que le squadminnow ou le squirell va voir son attractivité augmentée par l’illusion d’une perte d’écaille à chaque écart latéral du leurre. L’effet de poisson paniqué que l’on cherche alors  à créer en utilisant un tel leurre n’en sera qu’accentué.

Attention : Après utilisation d'un Nitro booster spray ou crème, veillez à bien rincer et sécher vos leurres durs avant de les ranger et ce afin de garantir la longévité de leurs peintures.

 

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La présence de Nitro Booster en crème a peut-être décider ce brochet à attaquer

L’utilisation d’un attractant sous forme de spray, outre son côté pratique, trouve dans une approche stratégique globale, une justification qui va bien au-delà de ce que l’on imagine d’habitude. Si l’on est en droit d’être sceptique quant à l’idée qu’un prédateur puisse suivre et attaquer un leurre boosté uniquement à cause de l’effluve qu’il laisse derrière lui il est en revanche très simple d’imaginer que l’on puisse « saturer » d’odeurs et de gouts une zone précise et potentiellement réveiller l’appétit de poissons qui se montreraient boudeurs. La capacité de dispersion dans l’eau des boosters liquides en spray en fait de véritables infusions. Puisque les poissons goutent l’eau en même temps qu’ils la respirent, le passage répété d’un leurre chargé d’attractants va donner du gout à celle-ci et peut alors déclencher chez un prédateur l’envie de se nourrir. Dans ce cas l’utilisation d’un attractant tel que le fameux nitro booster crustacé, aux parfums familiers à tous les carnassiers est un choix de tout premier ordre.

 

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Un Neonflick salé ne perd rien à être boosté aux crustacés

Attardons nous maintenant sur les instants qui précèdent l’attaque du leurre… ou son refus par un prédateur. La simple présence d’un attractant sur le leurre peut être le détail qui va transformer un suivi ou un refus en attaque franche. Il est en effet répandu dans l’esprit de la plupart des pêcheurs que le brochet est un poisson maladroit et qu’il rate souvent sa cible. Partant de là, l’attaque avortée d’un brochet est souvent mise sur le dos de sa maladresse ou sur un problème mécanique d’animation… mais curieusement jamais sur le manque de réalisme du leurre dans les instants qui précèdent le coup de mâchoire… et pourtant. Pour reprendre une phrase de Fred Jullian : «Un brochet maladroit est un brochet mort ». Chaque observateur de la nature en conviendra, les poissons fourrages dont se nourrissent les prédateurs que nous traquons sont beaucoup plus rapides que les leurres que nous utilisons, dès lors il est clair que lorsqu’un brochet (ou un autre carnassier) « rate » sa cible, tape court ou ne fait que suivre le leurre puis s’en détourne c’est qu’il ne trouve pas son compte dans ce que nous lui proposons. L’utilisation d’un attractant ne permettra sans doute pas de provoquer une attaque dans 100% des cas mais permettra à coup sur d’augmenter les chances de succès en déjouant jusqu’au bout la méfiance du poisson qui se laissera duper par l’odeur de vrai qui émane du faux.

L’utilisation qui est faite des attractants est à l’heure actuelle, dans la majorité des cas, destinée à prolonger la tenue en bouche du leurre par le poisson…Il ne s’agit plus alors d’un attractant à proprement parler mais plutôt d’un retardateur. Il ne s’agit plus alors de provoquer une attaque mais de permettre une meilleure détection de la touche et un ferrage « dans les temps » (il est à noter que dans le cas de leurres aromatisés dans la masse, le « parfum » sert plus de retardateur que de réel attractant et que l’ajout d’un booster ne fait jamais de mal). La plupart des carnassiers aspirent nos leurres et sont à même de les recracher si le gout qu’ils ont alors en bouche leur parait suspect. Un attractant tel que le nitro booster à l’ail est parfait pour que le poisson mâchouille quelques précieuses secondes la bouchée qui leur est présentée. L’ail est en effet un parfum qui, en plus d’être assez persistant, est très  apprécié des carnassiers et du bass en particulier. Utilisés en spray lorsque les poissons sont mordeurs ou en crème lorsqu’il est nécessaire d’avoir une meilleure tenue de l’attractant sur le leurre lors de passages répétés dans des obstacles épais, de poissons difficiles ou recrachant le leurre très rapidement  (sandre en particulier), les Nitro booster sont désormais aussi importants pour réussir une partie de pêche que le choix d’un coloris précis ou d’un type de bas de ligne particulier.   

 

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...et un bass boosté, un !

Astuce : lors de la pulvérisation ou l’application d’attractant sur un rubber jig, attardez vous sans retenue sur la brosse anti herbe… Celle-ci est une véritable cage à arômes qui seront littéralement exhalé lorsque le carnassier donnera son coup de gueule.

L’utilisation d’attractants dans les techniques de pêches modernes aux leurres est désormais à mettre au même niveau que les différents autres paramètres que l’on prend naturellement en compte pour réussir car solliciter tous les sens d’un prédateur c’est lui donner toutes les raisons de s’intéresser de près à nos leurres…qu’ils soient durs ou souples.

Manu

 

 

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