Campagne de tests pyrénéenne pour le Diving Chubby Minnow 35 SP.

Actualité rédigée le 3 May 2012 par Alain FOULON.

 

L’année 2012 voit apparaître un nouveau modèle dans la gamme très spécifique des minnows, c’est-à-dire le Diving Chubby Minnow 35 SP. D’une longueur de 35 millimètres pour un poids de 2,7 grammes, ce poisson nageur s’inscrit dans le droit-fil de la famille des leurres ultra-légers à l’usage des pêcheurs de truites, mais également de petits poissons carnassiers (perches, chevesnes, …). L’intérêt de cette déclinaison du Chubby Minnow 35 SP réside essentiellement dans ses aptitudes à évoluer plus près du fond et donc à pêcher plus creux à la recherche des plus gros poissons. Il permet aussi des prospections plus lentes et insistantes pouvant faire réagir des truites hésitantes, voire circonspectes face à la présentation d’un leurre dur.

Mes différents tests ont été réalisés essentiellement dans le Limousin, mais également dans les Pyrénées. À la faveur d’une invitation dans le Sud-Ouest, j’ai pu tester le Diving Chubby Minnow 35, en grande rivière piémontaise, sur des poissons relativement éduqués. Le premier jour de pêche, mon compagnon me fit prospecter une rive relativement pentue en bordure d’un courant assez puissant, l’objectif consistant à présenter le leurre le plus près et le plus lentement possible de la berge.

Le volume d’eau important rendait la progression dans l’eau particulièrement scabreuse, tandis que le moindre faux mouvement sur des galets rendus glissants par une accumulation de dépôts rendait la progression hasardeuse.

Nous alternâmes les prospections à la mouche artificielle avec les présentations aux leurres. Sur un petit étranglement, mon compagnon fit monter un poisson honorable qui refusa son imitation au dernier moment. Après plusieurs passages répétés qui se révélèrent infructueux, il m’indiqua que je pouvais, à mon tour, présenter mon poisson nageur.

Une truite intercepta mon Diving Chubby Minnow au troisième lancer. Surprise par la tension de la ligne, elle monta en surface assez mollement avant de s’engager subrepticement dans la veine d’eau principale dans un rush aval qui fit crisser le frein de mon moulinet sur une vingtaine de mètres. La puissance de la rivière m’interdisait la moindre initiative, tandis que le poisson filait puissamment en s’appuyant sur le courant. Je dus me résoudre à le suivre avec toutes les précautions d’usage en maintenant simplement un contact ferme. Finalement, la truite sortit de la puissante veine d’eau pour rejoindre le courant de bordure. Quelques instants après, je pus la saisir délicatement pour enfin admirer la robe si caractéristique des truites piémontaises, mais également la taille démesurée de ses nageoires et de sa tête.

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Sans être un poisson trophée, cette prise respectable approchant les 50 centimètres venait pour la première fois de succomber aux charmes du Diving Chubby Minnow qui allait demeurer le leurre le plus utilisé lors de cette première parenthèse pyrénéenne.

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D’ailleurs, durant ces quelques jours passés au pied de la chaîne pyrénéenne, le leurre fit jeu égal avec la mouche artificielle malgré la propension des truites de la région à régulièrement s’alimenter en surface tout le long de l’année. Le plus gros poisson revint toutefois à mon compagnon de pêche « moucheur » qui m’offrit ses précieux conseils aux cours de cette session.

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Alain Foulon

 

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