Du labrax à l'aïmara record !

Actualité rédigée le 12 Dec 2011 par Yoann HOUSSAIS.

 

 

La saison dernière, Fred et moi remportons le « Labrax Tour 2010 ». Au salon européen des pêches en mer de Nantes cette année, un lot exceptionnel vient récompenser cette victoire. Il s'agit d'un séjour halieutique en Guyane.

Les dates du voyage avec Fred enfin fixées du 14 au 21 novembre 2011, j'ai encore quelques mois pour me renseigner sur ce qui nous attend, pour ne pas passer à côté de la pêche. Tout y passe, les poissons recherchés, le matos, les guides et surtout l'environnement en Amazonie qui est plutôt inquiétant pour un métropolitain...

 

Préparatifs.

Le départ se rapproche maintenant rapidement et je profite d'une visite chez Thomas notre chef produit, au siège de la maison ILLEX, pour finir de peaufiner ce voyage.

Thomas a l'expérience du terrain pour avoir, l'année passée, réalisé ce périple. Je m'en remets d'ailleurs entièrement à lui pour le choix des leurres à emporter, dans notre magnifique gamme.

Il en profite également pour me confier un leurre qu'il a pensé, réalisé,  et baptisé "Dexter", il lui a permis récemment de prendre un très gros brochet et de gagner le "Défi Nord".

Merci Chef !

pike_tom.jpg

Je complète ce choix, par quelques spinnerbait de grandes tailles de ma fabrication, avec pour trailer des NitroShad.

100_0296.JPG

 

Un point matériel s'impose.

Cannes : DELIVRANCE B 220 XH ; Prototype ELEMENT RIDER B 210 H ; ELEMENT RIDER S 225 H ; et pour finir la PEPPER S 210 UL.

Moulinets Daiwa : Blue Backer 200l, BB 200S HL, Saltiga Game 3500, Certate 2506.

Tresses : 50, 60 et 80 lb.

Terminal tackle : Bas de ligne titane 70 lb ; fluoro Pezon et Michel en tous diamètres.

Leurres : Go-Don ; Flat Bone Cliker ; Mikey 160 ; Chatterbeast ; Freddy 170 ; Dexter le proto confié par Thomas ; spinnerbait Nitro Shad maison ; Popper ; Stik bait ; une multitude de soft pour la Pepper et pour pêcher le plus de variétés de poissons possibles.

 

Le départ, enfin !

Lundi 14 novembre, l'enregistrement et le passage en douane faits,

100_0025.JPG

nous embarquons avec « Air Caraïbes » pour un départ à 12 heures 50. L'arrivée est prévue à Cayenne pour 17 heures 50 locales. Fred et moi sommes au taquet. Que c'est bon !

100_0027.JPG

Peu de temps après le décollage j'aperçois l'océan et une île, le temps de reconnaître Groix je me dis « Bye bye Bretagne, bonjour Guyane ! ».

 100_0034.JPG

 

Dépaysement total !

7000 km et 9 heures de vol plus tard, nous voilà à Cayenne. A la descente de l'avion, nous sommes écrasés par la chaleur et l'humidité en cette fin d'après-midi. Qu'est-ce que ça va être en pleine journée ?

Nous sommes aussitôt accueillis par François le plus jeunes des deux frères Thor, et nous partons rapidement pour Cacao. Nous profitons du voyage pour l'assaillir de questions, curieux de ce qui nous attend...

A Cacao où nous passons notre première nuit, nous rejoignons Dominique. Départ pour le garbet des frangins, demain matin. En attendant, rassurés sur les conditions d"accueil, nous prenons un peu de repos après un bon dîner.

100_0056.JPG

 

100_0049.JPG

 

gastronomie.JPG

 

100_0052.JPG

 

Le mardi 15, nous expédions un petit déjeuner très copieux avant de prendre la route avec le pick-up 4x4 de Dominique et François, pour nous rendre à la cale de mise à l'eau du barrage du lac de Petit Saut.

100_0059.JPG

Et c'est parti pour Petit saut !

100_0064.JPG

Deux heures et demie plus tard, nous découvrons la pirogue de 11 mètres en aluminium, qui nous sert à rejoindre le garbet, après 4 heures passées à traverser le lac.

100_0071.JPG

 

100_0277.JPG

14 heures, nous arrivons enfin au garbet.

garbet.JPG

François nous annonce que nous y dormirons seulement cette nuit et les deux dernières du séjour.  Il compte nous emmener pêcher au coeur de l'Amazonie.

J'ai du mal à cacher mon inquiétude et je finis par demander « Ca craint là-bas, non ? » ; Dominique m'affirme aussitôt que non et pour dissiper toutes mes inquiétudes, me rassure en me confiant que les aïmaras y sont peu pêchés et donc plus coopératifs.

En attendant, il nous invite à prendre 2 cannes, des leurres et à charger la pirogue. Nous mangeons rapidement et c'est parti pour 20 mn de navigation. Nous arrivons en amont, à saut Takari Tanté où nous commençons à pêcher les rapides. La pêche y est très difficile, seul Fred réussit à toucher un poisson qui malgré sa taille modeste, d'après Fred, a réussi à lui ouvrir un hameçon pourtant renforcé. Ca promet !

Vu les conditions, nous reprenons place à bord de la pirogue pour pêcher en dérive pendant 3 heures, jusqu'au garbet.

Sur les conseils de Dominique, Fred arme un leurre de surface. En raison du soleil, très fort cet après-midi je décide de mettre un Flat Bone Cliker et de pêcher les zones ombragées. Seul un aïmara d'une cinquantaine de centimètres se laissera prendre en une heure de dérive.

Après réflexion, je décide de pêcher plus profond au « Nitro spinnerbait » maison. Trois lancés et je suis attelé à un aïmara d'environ 3 kg. Le moins qu'on puisse dire c'est que « ça envoie » cette bête là !

ntro.jpg

Quelques poissons plus tard pris au spinnerbait, 

 

100_0084.JPG

je pense à "Dexter" ce leurre confié par Thomas et à ma mission de tirer le portrait d'un aïmara avec son "bébé" dans la gueule.

Je prends contact avec le leurre et après avoir rapidement trouvé sa nage, j'enregistre 3 touches pour autant de décrochés.

Nous arrivons sous un arbre qui surplombe la rivière offrant une zone d'ombre importante.

100_0116.JPG

Je n'ai pas le temps de faire remarquer à Fred que je serais surpris que l'on ne touche pas de poisson à cet endroit, qu'il en décroche un. Quant à moi, je ne fais pas un tour de manivelle que le leurre est bloqué net, avant que le poisson ne décide de regagner le lit de la rivière dans un énorme remous. François lâche « c'est énorme ! ».

Le combat est rude, ça tire fort jusque sous le bateau. J'ai du mal à tenir la canne décollée du plat bord. Au bout de 5mn, l'aïmara décide de monter en surface et de nous saluer d'une chandelle à deux mètres du bateau. Dominique qui n'en croit pas ses yeux, me supplie de tout faire pour ne pas le décrocher. Il estime le bestiau aux alentours d'une quinzaine de kilos, c'est un poisson exceptionnel.

Un rush et une deuxième chandelle plus tard, l'aïmara est conduit à l'épuisette dans laquelle il se décroche. Il était temps !

J'exprime ma joie par de grands cris, tant elle est immense.

François et Dominique se chargent de la pesée. Les frangins n'en croient pas leurs yeux, le peson affiche 17,5 kg. C'est ni plus ni moins le plus gros aïmara, jamais pris au leurre. On gagne la berge, pour éviter de manipuler le poisson dans le bateau et de le blesser en le faisant tomber.

100_0091.JPG

 

100_0093.JPG

Quelques photos pour immortaliser cet instant et nous le remettons à l'eau, une fois ses esprits retrouvés il regagne sa souche.

100_0097.JPG

 Nous reprenons place à bord de la pirogue, mais toutes mes pensées sont otages de ce poisson. Je suis sur un nuage...

La nuit commence à tomber, nous nous dépêchons de regagner le garbet. Pour un premier après-midi, ce fut quant même intense. 26 touches pour seulement 7 aïmaras montés à bord, nous retenons que les ferrages devront être très appuyés pour assurer plus de prises.

Nous arrivons au garbet à la nuit et finissons de nous installer. Le confort est au rendez-vous comparé à l'environnement, et l'ambiance unique !

garbet_int__rieur.JPG

 

la_terrasse.JPG

Après un repas pris sous le signe de la convivialité extrême, nous allons nous coucher.

Mais j'ai du mal à trouver le sommeil, la faute aux souvenirs du poisson record de l'après-midi qui me hantent déjà, ou est-ce Fred ? Dont les ronflements arrivent à couvrir les cris d'un singe hurleur...

 

Au coeur de la forêt.

Le matin arrive sans que je n'ai pu véritablement fermer les yeux.

Le petit déjeuner expédié, nous prenons la pirogue pour quatre heures de navigation à remonter le Sinnamary, jusqu'à saut Roro au coeur de l'Amazonie.

100_0118.JPG

 

100_0127.JPG

L'immersion en forêt est totale, c'est grandiose et opressant, mais grâce aux Guides nous n'aurons aucune crainte lors de ce bivouac. Nous suivons leurs conseils à la lettre. Ils se chargent de tout, leur connaissance de la forêt n'a pas de limite et ils sauront faire chauffer la marmite en toutes circonstances.

En fait, le danger revient surtout aux poissons pris, qu'il faut manipuler avec soin pour ne pas se prendre le triple d'un leurre dans les doigts. Je vous conseille de les tenir avec une pince à la verticale, si vous voulez faire une photo avec un leurre, ou d'enlever le leurre pour le prendre autrement. 

100_0210.JPG

En quatre jours de dérive, de saut Roro à saut Takari Tanté, nous touchons 148 poissons pour seulement 49 de montés à bord. Les attaques et les combats de folie livrés par ces poissons de 3 à 11 kg en font un spot extraordinaire.

 100_0084.JPG

 

100_0175.JPG

 

100_0185.JPG

 

100_0158.JPG

 

100_0181.JPG

  

100_0199.JPG

  

flat_bone.jpg 

100_0218.JPG

 

100_0153.JPG

Les leurres à la fin de ce périple en forêt, portent les stigmates infligés lors des combats sur ces quatre jours.

100_0302.JPG

 

100_0294.JPG

 

100_0295.JPG

 

Acoupas, y es-tu ?

De retour au garbet, nous nous couchons sur de vrais lits et la fatigue est telle que nous dormons à poings fermés, jusqu'au petit matin. Les ronflements de Fred et les cris du singe hurleur, ne suffisent pas cette fois à me garder éveillé, je sombre dans un sommeil profond pour la nuit.

Nous sommes déjà à la veille du retour. Cette dernière journée est dédiée à rechercher les acoupas. Sa pêche au leurre souple en linéaire est proche de celle du sandre.

Je prépare donc des Ammonite Shad, des Method Shad, des I-shad, des Dagger minnow, que je monte sur des têtes plombées de 5 à 14 gr.

100_0238.JPG

Pour le fun je prends ma Pepper !

100_0258.JPG

Nous prenons dans la matinée sept acoupas dont cinq entre quatre et neuf livres, ce qui est bien d'après Fançois.  

100_0241.JPG

 

100_0242.JPG

A midi, nous rentrons déjeuner au garbet, où un acoupa fraichement pêché y est servi en carpaccio. Tout en mangeant, nous lançons quelques leurres souples depuis la terrasse pour nous amuser. Les surprises sont au rendez-vous.

100_0110.JPG

 

100_0248.JPG

 

100_0225.JPG

 

100_0270.JPG

 

100_0236.JPG

 

100_0249.JPG

Dominique a déjà rejoint Cacao, pour accueillir les prochains pêcheurs qui doivent prendre notre place.

L'après-midi nous tâchons de faire mentir François, qui nous défie de prendre un tiers des poissons touchés. Nous n'y arriverons pas, sur 66 touches seulement 14 poissons seront montés à bord. Mais pris avec la manière, pour certains en finesse sur des cannes Ultra Light, la Pepper et la Power Finess.

100_0260.JPG

Compétiteurs dans l'âme nous avons comptabilisé avec Fred, 239 aïmaras et 7 acoupas touchés dans la semaine. Nous avons gagné le pari de sortir sur des cannes UL, quelques unes  de ces brutes de l'Amazonie.

 

Déjà le retour.

Il est déjà temps de rentrer, et il est difficile de s'y résoudre. Le séjour est passé tellement vite, que nous avons l'impression d'être arrivés la veille !

Ce voyage est une réussite totale et les frères Thor y sont pour beaucoup. Je tiens donc à les remercier très chaleureusement pour leur accueil et la qualité des prestations offertes.

Je remercie également Illex et Daiwa pour m'avoir fourni le matériel nécessaire à ce voyage, sans oublier hPa pour m'avoir fourni la bagagerie étanche indispensable sous ces lattitudes.

100_0055.JPG

Et surtout un grand merci à Thomas pour m'avoir confié son bébé, le serial lunker "Dexter", sans lequel la prise de cet aïmara record n'aurait pas été possible. Désolé de te le rendre dans cet état !

100_0290.JPG

 

A l'heure où j'écris cet article, je suis sous la grisaille et le froid d'une fin d'automne en métropole, toutes mes pensées vont vers ce fabuleux voyage et la rencontre des deux frangins.

Si vous avez des projets d'aventures, alors n'hésitez pas... la Guyane ça vous gagne !

 

Yo.

 

 

 

 

 

 

Vidéos

Conseils

REVENDEUR WEB

PROSHOPS

illex