Fermeture en Auvergne.

Actualité rédigée le 9 Oct 2016 par Alain FOULON.

La fin d’une saison a toujours une saveur un peu particulière, voire un goût amer. Les truites s’empressent d’emmagasiner des réserves en préparation de la période de reproduction si proche et en vue de résister à la longue période hivernale, tandis que la nature se prépare à s’envelopper dans son manteau automnal au fur et à mesure que le froid s’installe insidieusement, sournoisement.

Fatigué par mes obligations professionnelles, et par conséquent décidé à ne pas me réveiller dès l’aube, j’émerge progressivement de ma torpeur. Le matériel est préparé depuis la veille, chargé dans le coffre de mon véhicule, les leurres conditionnés dans leurs boîtes selon le même rituel. Après un petit déjeuner somme toute assez frugal, je fais route en direction d’un parcours que j’affectionne particulièrement pour la beauté du site, mais aussi pour les truites qu’il recèle au fond de gorges escarpées et sauvages.

En empruntant la petite route qui me conduit vers un hameau isolé, je remarque que la brume enveloppe toujours les bois environnants malgré l’heure avancée, alors qu’un épais manteau nuageux assombrit le ciel.

Je constate également la présence d’un véhicule sur le petit parking que seuls quelques initiés connaissent, et près duquel je me stationne. Du reste, cette voiture appartient à un ami moucheur qui m’a fait découvrir certains raccourcis permettant d’accéder plus facilement à la rivière.

Je le croise effectivement quelques minutes plus tard, en léger contrebas, alors que je chemine sur le petit sentier qui présente une très forte déclivité et conduit directement au cours d’eau. Il m’indique que la zone située en aval est actuellement prospectée par deux autres pêcheurs, un moucheur et un aux appâts naturels. Excepté deux gobages, il n’a observé aucune activité significative, mais semble optimiste quant au reste de la journée, tout en se déclarant désolé de devoir écourter la dernière session de l’année.

Après une dizaine de minutes d’une marche délicate, je parviens au spot situé bien plus en amont de ma position initiale, et vers lequel j’ai du me rabattre pour laisser aux deux autres pêcheurs la possibilité de prospecter en toute quiétude la zone où ils se trouvent. Onze heures.

L’eau de la rivière qui coule à mes pieds est à peine teintée, son niveau étant légèrement monté après les pluies récentes qui ont grossi le lit de plusieurs tributaires.

 

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Je prends le temps de reconditionner mon matériel, de changer mon bas de ligne en fluorocarbone et le soin de nouer correctement une petite agrafe destinée à recevoir mon Tricoroll 47S. Deux ou trois gobages espacés trahissent la présence de quelques poissons installés dans les corridors formés par la végétation aquatique encore bien présente dans le lit principal de la rivière.

Deux truites réagissent assez rapidement à l’animation de mon poisson nageur, mais se décroche une fraction de seconde après une attaque pourtant violente. Le nombre des gobages augmente, les truites semblant intercepter des insectes entre deux eaux. J’opte finalement pour une cuiller ondulante Mini York de 1.5g Ayu en raison de la faible profondeur où se tiennent les truites, mais aussi afin de limiter les risques d’accrochage dans les herbiers de pleine eau. Après plusieurs attaques furtives et avortées, je pique enfin mon premier poisson qui, sans être énorme, livre une bataille féroce et aérienne en essayant de s’enfoncer dans les herbiers. Elle sera la première d’une longue série, mon action consistant à présenter mon leurre entre deux eaux en dérive « trois-quarts aval ».

 

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Le temps s’égraine au fil de l’eau, tantôt lentement, tantôt rapidement au fur et à mesure que l’heure fatidique approche. Un castor - à moins qu’il ne s’agisse d’un énorme ragondin ? - me fera le privilège de ces ébats aquatiques alors que je l’observe, bien enfoui parmi la végétation rivulaire, et qu’un vent capricieux ride la surface de l’eau au rythme de son murmure plantif. Juste avant qu’une pluie fine et mélancolique ne vienne subitement interrompre le chant des oiseaux. Bien avant que la nuit ne tombe et n'étouffe le bruit même de la rivière. Il me faut rentrer…

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Au plaisir de vous rencontrer au bord de l’eau !

 

 

Alain Foulon

 

 

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