Le pêche du lieu sur épave.

Conseil rédigé le 10 Nov 2011 .

 

C'est l'hiver, le matériel est rangé, pourtant il est encore possible de s'amuser pour ceux qui ont la chance d'avoir à leur portée quelques épaves hantées par les lieus jaunes (Pollachius Pollachius). En effet, les pêches de lieus sont faites sur Novembre Décembre!

Le rassemblement de ces poissons de l'hiver au printemps, est motivé par la reproduction qui s'étend suivant les zones géographiques de janvier à juin pour les plus septentrionales. Il est donc important de se montrer, plus que jamais, très raisonnable pendant cette période sensible et d'espacer les sorties.

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir accès à ces « spots », quelques Guides de pêche sauront les y emmener et leur faire prendre ce beau poisson de sport aussi appelé communément « pollachs ».

Je vais tenter de vous livrer quelques clés rassemblées au travers de mon humble expérience, pour vous aider à réussir.

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Du matériel ..."light".

L'intérêt de cette pêche réside dans le choix du matériel qui doit rester « light ». Pour ce qui me concerne j'ai retenu 2 cannes, respectivement d'une puissance de 20 et 30 lbs, les Element Rider 210 H et 250 XH . Elles sont complémentaires en fonction du choix des techniques retenues. La première, celle que j'utilise le plus couramment me sert principalement pour les pêches verticales ; la deuxième  plus longue et plus puissante aide à lancer loin en amont  de la dérive, et à animer des shads plombés parfois à 100 gr, au dessus de l'épave. Ces techniques sont abordées par la suite.

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Les moulinets doivent être adaptés et équilibrer les cannes, ils ne devront pas excéder 400 gr, et avoir une puissance de frein suffisante pour brider un gros lieu dans son premier et puissant rush.

J'ai choisi de monter des tresses de 20 et 30 lbs adaptées à la puissance de chaque canne et moulinet. Le choix de tresses aussi puissantes, autorise des lancers appuyés de têtes plombées souvent lourdes, et de combattre en force si nécessaire un lieu décidé à en découdre.

Le bas de ligne en fluorocarbone de 50 à 60°° d'une longueur d'au moins 2,50 mètres doit permettre de tutoyer la structure de l'épave sans se couper au premier contact.

Des agrafes modèle Figure 8 n°3, résistent sans jamais broncher et permettent de changer de leurre rapidement.

 Les leurres effilés à l'instar du NSJB pour lequel je vous avais livré un secret de montage est pour une large part, présent dans ma boite. Les shads comme le dernier Nitro shad et les jigs Soubu en 90 et 120 gr la complètent. Les coloris chartreuse, orange, rose, vert... restent des valeurs sûres.

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Trouver l'animation.

En verticale il est nécessaire de récupérer différemment les leurres pour trouver l'animation qui convient.

La première, la plus simple, consiste à laisser descendre le leurre jusqu'à prendre contact avec l'épave et de remonter la ligne grâce au moulinet sur une vingtaine de tours en continu, à une vitesse plus ou moins régulière entrecoupée de pauses et de recommencer jusqu'en fin de dérive.

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La deuxième, un peu plus technique mais vite acquise, ajoute à la récupération des coups de scion pour imprimer des écarts latéraux au leurre, comme on pourrait le faire avec un leurre de surface travaillé en « walking the dog », là encore il est important d'observer quelques pauses souvent décisives.

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Enfin celle dite "à gratter", consiste simplement à animer le leurre près du fond en dents de scie irrégulières à l'aplomb du bateau avant de le récupérer.

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Ces techniques verticales visent à faire mordre des poissons actifs, du fond à une quinzaine de mètres au dessus. Les touches qui interviennent parfois en pleine eau en fin de récupération, sont suivies de rushs énormes par des lieus qui n'ont qu'une idée, regagner l'épave. Le combat n'est jamais gagné d'avance, quand ils n'arrivent pas à retrouver la structure de l'épave ils se décrochent fréquemment.

Ne cantonner pas vos dérives uniquement sur l'épave, mais prospecter aussi autour d'elle, parfois le poisson en est éloigné de plusieurs dizaines de mètres.

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La pêche amont.

Il est également intéressant d'ajouter à cette pêche verticale quand elle ne prend pas, "la pêche amont".

Il s'agit en fait de lancer en amont de la dérive, le plus loin possible, des leurres parfois fortement plombés, de prendre contact avec le fond, de garder un oeil sur le sondeur et d'attendre d'avoir dépassé l'épave pour récupérer le leurre  au moulinet,

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ou d'entrecouper cette récupération de coups de canne pour une animation en dents de scie en passant au dessus de l'épave.

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Le leurre ainsi récupéré offre une présentation assez naturelle capable d'être la réponse à une pêche difficile certains jours, pour peu que le poisson soit présent.

Ces techniques verticales et amont, toutes complémentaires, sont appréhendées rapidement par le pêcheur et chacune saura répondre à l'activité des "pollachs" présents autour de l'épave.

 

Moment à partager avec ses amis.

Forts de ces quelques clés, vous réussirez à prendre vos premiers lieus et à votre tour d'en trouver de nouvelles pour améliorer encore celles livrées ici.

Cette pêche forte en émotions, est un moment de plaisir qu'il convient de partager avec des amis pour lui donner tout son sens. Et sur ce dernier point, ce ne sont ni Vincent,

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ni  Pascal, qui me contrediront.

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Marc.
 

 


 

 

 
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